La science du gestuel ! - Élodie Simon

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La science du gestuel !

La science du gestuel ! - Élodie Simon

J’avais toujours été intéressée par la psychologie, même si j’avais choisi une autre branche professionnelle pour exercer mon métier. Un ouvrage venait de paraître. Il recensait tous les petits gestes quotidiens que nous faisons sans nous en apercevoir, et qui trahissent nos angoisses, nos reproches, notre mal-être. J’avais découvert ce livre sur Internet, alors que j’étais partie au début uniquement à faire des recherches dans le but de trouver un abri soleil toile Montréal. Je commandais le livre et j’attendis, impatiemment, qu’il arrive. Trois jours après, avec la rapidité d’un éclair, me sembla-t-il, l’ouvrage me parvint enfin. Tout d’abord, je regardais le sommaire. Il n’était question que des réactions. L’auteure avait défini son sujet en fonction des messages envoyés, et non de la partie du corps d’où ils émanaient. Heureusement que l’index proposait cette classification, sinon je pense que le livre aurait été inutile.

Tout d’abord, je lus que se toucher l’oreille, précisément le lobe, c’était un signe que la personne allait se défendre de son attitude, qu’elle ne reconnaîtrait pas son erreur. Puis, j’appris que les pupilles dilatées sont souvent le signe d’un mensonge qui arrive, en tout cas, d’une grande sensibilité et d’émotions difficiles à contrôler. L’auteure conseillait de regarder les yeux de son interlocuteur lorsque cette personne vous présentait des éloges. Dans ce cas, avec des pupilles dilatées, l’émotion était sincère et les compliments tout à fait pensés. Mais, si les pupilles de la personne ne se dilataient pas, ses compliments ne seraient pas vrais. Je trouvais que la distinction était difficile, et que l’erreur pouvait se produire facilement. Rien de scientifique dans tout cela, à mon avis.

Si la main était mise devant la bouche, c’est que la personne qui fait ce geste a quelque chose à nous cacher. L’attitude qui consistait à détourner la tête et à ne pas fixer quelqu’un pendant une conversation se traduisait par une crainte de la réaction des autres par rapport à ce qu’elle vient de dire ; ou bien, c’est une personne qui n’arrive pas à dire la vérité. Je me fis la réflexion que beaucoup d’attitudes trahissaient le mensonge. La fiabilité de l’œuvre n’était pas son point fort. Des lèvres léchées ou mordues sont aussi le signe d’un malaise profond et d’une possibilité que l’interlocuteur ne fasse pas preuve de sincérité. Finalement, le geste de la main sur le menton fut celui qui me plut le plus : il signifiait que la personne qui agissait ainsi essayait de charmer l’autre.